Au mois de mars, ils s'établissent en moyenne à 4,46% et devraient continuer à reculer dans les mois à venir, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA publié mercredi :
Une poursuite voire une légère accélération de la baisse. L'Observatoire Crédit Logement / CSA, publié mercredi, apporte une nouvelle note d'optimiste. En effet, les taux d'intérêt pointent désormais à 4,46% en moyenne fin mars. Ils s'établissaient à 4,62% en février, 4,81% en janvier et 4,99% en décembre. En l'espace de quatre mois, les taux d'intérêt ont donc perdu 69 points de base. «C'est énorme, s'exclame Michel Mouillart, professeur d'économie et auteur de l'étude. Nous n'avons jamais vu une baisse aussi forte et aussi rapide». Un recul qui n'avait pas été observé depuis le printemps 1993 alors que les taux étaient de 10,74%. Autre signe encourageant pour les futurs acquéreurs, la durée des prêts ne ralentit pas.
En moyenne, elle s'établit à 218 mois en mars contre 220 mois en février. Depuis le mois de décembre, la durée des prêts s'est accrue de 5 mois. «Nous avons craint avec la baisse des taux d'intérêt que les établissements de crédit diminuent la durée des emprunts. La baisse des taux d'intérêt aurait alors vu son impact neutralisé, mais ce n'est pas le cas», poursuit Michel Mouillart.

(Photo : Eric SOTY / Le Comptoir du Patrimoine)
Attentisme de la demande :
L'Observatoire constate également que «le coût relatif des opérations par emprunt s'est stabilisé pour s'établir à 3,57 années de revenus». Au final, les conditions de crédit se sont améliorées et «tous les indicateurs montrent que la demande est prête à repartir». Cependant, la montée du chômage pèse sur la demande des accédants. «La demande n'est pas bloquée, elle est juste attentiste», tempère l'auteur de l'étude.
Selon lui, la baisse des taux devrait conduire les taux d'intérêt à 4,25% d'ici à l'été. «C'est déjà une grosse baisse, mais les taux ne descendront pas sous la barre des 4%. En fait, nous sommes revenus à la situation de l'été 2007», indique Michel Mouillart. A cette époque, les conditions de crédit étaient exceptionnelles.
Le Figaro (immobilier)
News rédigée par Aurélie Pagny
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