Pour la première fois depuis neuf mois, les crédits immobiliers cessent leur baisse en juillet pour s'établir entre 3,80% sur 7 ans et 5% sur 30 ans.
Les conditions sont idéales pour acheter un bien immobilier, selon les économistes. Après plusieurs mois de baisses consécutives, les taux de crédits immobilier se sont stabilisés en juillet autour des 4%, selon le courtier en ligne Empruntis.com, mais ne devraient plus baisser.
Les taux fixes sont ainsi à 4,15% sur 15 ans et 4,30% sur 20 ans en moyenne. Seules les durées de 10 et 25 ans bénéficient de quelques très légères baisses (-0,05%) mais pas de quoi modifier la tendance. Les taux fixes moyens appliqués aux particuliers varient désormais de 3,80% sur 7 ans à 5% sur 30 ans. Les taux variables sont eux aussi stables, autour de 3,60% en moyenne.
 (Infographie : www.etudefiscale.fr) Attention l'Euribor 12 mois n'est pas le taux présenté au public. Les banques calculent leurs taux en y ajoutant leur marge.
La tendance est désormais stable et les taux ne devraient plus baisser, selon les économistes. «Les taux de crédits ont suivi l'inflation, qui n'a cessé de baisser ces derniers mois, mais dès la fin de l'été, elle va remonter et les taux de crédits vont inévitablement suivre le mouvement. Ils devraient difficilement descendre plus bas qu'actuellement», confirme Mickaël Clevenot, économiste chez Seeds finance.
Les conditions d'octroi commencent à s'assouplir
Les crédits sont intéressants, mais les banques ont encore du mal à les accorder. Selon une étude de la Banque de France (BDF), les banques françaises ont continué pour la plupart à resserrer leurs critères d'attribution des crédits au deuxième trimestre, mais «dans des proportions plus limitées qu'aux trimestres précédents», précise toutefois la BDF. Cette étude a été réalisée auprès de 15 établissements. Dix d'entre eux, représentant environ 80% des crédits aux entreprises et aux ménages, appartiennent à six des douze groupes ayant signé l'an dernier une convention avec l'Etat par laquelle ils s'engageaient à accroître leurs autorisations de crédits. Selon la BDF, les ménages ont un regain d'intérêt pour le crédit, notamment immobilier. «C'est normal, explique Mickaël Clevenot, les prix de l'immobilier baissant, beaucoup veulent en profiter». Face à ce retour de la demande auprès des établissements bancaires, ceux-ci «prévoient le plus souvent de laisser inchangés leurs critères d'octroi, certains d'entre eux envisagent toutefois de les assouplir quelque peu», indique la BDF. Mais pour l'économiste, cela ne veut pas dire que le nombre de prêts augmentera pour autant. «Même si les conditions d'éligibilité des ménages évoluent, leurs revenus ne changent pas et les effets du chômage sont toujours présents».
De fait, les facilités d'accès aux prêts bancaires évoquées par la BDF ne concernent que les prêts immobiliers. En ce qui concerne les prêts à la consommation, certaines banques ont indiqué avoir «durci les conditions d'accès», par anticipation d'une remontée du chômage à la rentrée, selon Mickaël Clevenot.
Source de l'analyse : Le Figaro - immobilier.
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